10 décembre 2007
Avant qu'elle n' arrive ...3
Article écrit (sur mon ancien blog) le 09/08/07.
J' étais enceinte de 5 mois
La grossesse, c' est vraiment un état étrange et déroutant. Une
expérience angoissante et passionnante, remplie de choses toutes
nouvelles à experimenter, de doutes et de moments d' émerveillements...
Vous
vous dites qu'au fond, profondément vous n' allez pas changer tant que
ça, mais force est de constater que oui, tout d' un coup de nouveaux
mots apparaissent dans votre vocabulaire, de nouvelles pensées vous
trottent dans la tête, de nouveaux hobbies s'offrent à vous. Oui, d' un
coup, des choses dont vous vous foutiez profondément avant vous
semblent passionnantes, vous êtes capables de lire pendant des heures
la moindre chose concernant la grossesse/l'accouchement/l'allaitement,
voire de passer de longs moments à fixer votre ventre pour le voir
transformé par des bosses, ou des vagues, ou à le toucher pour sentir
encore votre bébé bouger à l'interieur de vous.
Le truc, c 'est que
j'imagine à quel point ça doit être flou et ininteressant (voire idiot
et je reste polie) pour qui n'attend pas-ou n'a pas attendu -d' enfant,
comme ça l' était tout à fait logiquement pour moi avant.
Mais
écoutez bien ce que je vous dit, mesdemoiselles qui me lisez, vous qui
êtes en âge de procréer, et qui pensez vous lancer un jour dans cette
expérience, vous verez que le jour où ça arrivera, vous aussi vous
fouillerez internet à la recherche d'un (de mon) blog en vous disant
"ah merde, comment elle s' appellait déjà cette fille là, qui était
enceinte et qui en parlait dans quelques posts?". Parce que voilà, tout
d' un coup, c' est juste réconfortant/sécurisant/passionnant de lire la
manière dont d' autres femmes vivent ce que l'on est en train de vivre,
même si c'est censé être la chose la plus normale, courante, et
ancienne du monde.
Quand c' est vous qui le vivez, c' est juste le
truc le plus étonnant de tout l'univers, même si des milliers de femmes
l'ont vécu avant vous.
Donc oui, bon, je reste moi je vous
rassure, j'ai encore de l' humour (si, si), je suis toujours capable de
me moquer de moi-même, je n' écrirais pas tous les jours dans ce blog à
quel point ce que je vis est merveilleux, ni le nombre de fois où je l'
ai senti bouger aujourd' hui (Je garde ça pour moi, à la limite pour
mon homme) d' une parce que tout le monde s' en foutrait donc, et de l'
autre parce qu'il est des choses intimes qu' il fait bon garder pour
soi (où à la rigueur pour d' autres femmes enceintes sur un forum de
femmes enceintes huhuhu).
En même temps, si j' écris (le peu de fois
où ca arrive) dans ce blog je ne peux pas ne pas en parler non plus,
parce que ma vie en ce moment, c' est CA, pas que, certes, mais en
grande partie.
Parce que, putain, dans moins de trois mois on aura
un p'tit bout d' chou de fille dans les bras, Nico et moi, parce que sa
chambre n' est pas encore prête (stresse, stresse) mais le sera bientôt
normalement, parce que je commence à avoir un bide qu'il est impossible
d' ignorer (et les coups dedans, encore moins), parce que j' ai déjà
arrêté de bosser (ça fait pas de mal !) en partie
parce que les sage femmes estiment que je fais un boulot trop fatiguant
(debout toute la journée) et aussi pour une histoire de col qui ...(non
non pas de détails je vais pas vous en parler, pardon).
Bref, tout
va plutôt bien, pour ELLE comme pour moi, je ne travaille plus mais ne
suis pas non plus interdite de mouvements ou de certaines activités,
dans la limite du raisonnable, of course. Par exemple, un marathon,
c'est déconseillé, un peu de piscine je peux. De la planche à voile ou
du jogging, non (c'est pas une grosse frustration remarquez bien), mais
un peu de shopping oui.
Voilà donc mon nouveau quotidien (d' où je
vous ai épargné des détails comme les brulûres d' estomac, le sommeil
perturbé etc...ah non merde je viens d' en parler) qui dans deux/trois
mois sera bouleversé par l' arrivée de la petite fille de Nico et de
moi.
Avant qu' elle n' arrive...2
Article écrit (sur mon ancien blog) le 09/08/07.
J' étais enceinte de 5 mois
Une collègue : "Je sais pas pourquoi, je sens que c' est un garçon. J'suis sûre, j' ai deviné pour ma soeur, pour une copine..."
Geek : "Je crois que je préfèrerais un garçon"
Moi
(rebelle) :" Dans ma famille on fait que des filles, mais tu va voir
que comme je fais rien comme tout le monde, j' vais nous faire un
garçon"
Une bonne copine (Lison) : "Ouais, j' sais pas pourquoi, j' vous vois bien avec un p' tit gars..."
Conclusion : C 'est une fille. Huhu.
Alors
bon, à part la légère surprise sur le moment à cause du conditionnement
dû aux phrases ci dessus, plus le fait de prendre l' habitude de parler
de "lui" en parlant du bébé, plus le fait qu'on avait trouvé un prénom
masculin qui nous plaisait trop bien à tous les deux...et ben on est
contents.
Moi, les filles, je sais comment ça marche, j'en suis une
déjà, et puis ouais, ben dans la famille on sait faire que ça (m'enfin
en deuz' un garçon, ça serait quand même sympa), et puis la veille de
l' echo geek est rentré du taf en me disant : "En fait j' ai réfléchi,
si c' est une fille je serais quand même super content, hein, après
tout la petite fille, elle est amoureuse de son papa..."et puis elle
est en bonne santé, les bonnes mensurations là ou il faut, chaque chose
à la bonne place, et ce n' est pas cliché de dire que c' est bien ça le
plus important.
Maintenant faut juste trouver un prénom qu'on kiffe autant que celui qu'on avait trouvé pour un éventuel p' tit gars.
Voilà
J' attends une ELLE.
Avant qu'elle n' arrive ...1
Article écrit (sur mon ancien blog) le 05/07/07.
J' étais enceinte de 4 mois.
C' est étrange. Ma vie reste la même, et en même temps, elle change déjà. A l' interieur surtout.
Moi
qui trouvait que ça ne passait/poussait pas vite, j' ai peur de me
reveiller demain avec un nourisson dans les bras et rien qui n' aurait
été fait pour l' accueillir. C' est à dire que...on est pas les rois de
l' organisation/du ménage, dans notre couple. Et pourtant, ben on va un
peu être obligés de faire des efforts. De s' adapter.
J' ai un peu
peur, et en même temps je suis ravie. Des fois je suis pressée, et puis
des fois je me dis que ça va arriver avant que je n' ai le temps de
dire ouf.
Le/la p'tit(e) chose dans mon ventre qu'on surnommait
basmati, Geek et moi, il y a plusieurs mois/semaines, n'a plus du tout
la taille d' un grain de riz (ou alors un grain de riz géant de 20 cm)
et commence à se manifester legèrement.
C' est troublant. Je crois que quand même, bon, je commence à réaliser. Jusque là, je me disait, on a le temps, on a le temps...
Et
puis, comme vous le disent avec une absence de tact déconcertante les
médecins, avant trois mois faut pas trop s'emballer, hein, on sait pas
ce qui peut arriver.
Alors, j'attendais. J'osais m' emballer pour
rien, pas de discussions sur le prénom, trop tôt, pas d' achats de
mignons tout petits trucs dans lesquels on se demande comment un être
humain, même tout neuf peut rentrer, pas de projections, rien.
Le ventre qui pousse pas vraiment non plus, alors on se rend pas bien
compte, c'est l' ironie : j' ai du prendre deux kilos à peine en quatre
mois, ça doit être parce que j'avais suffisemment de réserve comme ça.
Comme quoi la nature est bien faite.
Maintenant
arrive une nouvelle phase, plus sereine, moins angoissée. Une phase où
je n'aurais pas l' impression d' avoir que des côtés négatifs
(l'angoisse, le sevrage total de joints, de clopes, d' alcool, de
certaines nourritures...). Une phase délicate, ou je veux pouvoir me
projeter enfin, acheter des trucs, savoir si c' est une Elle ou un Lui,
fantasmer sur ce futur enfant à venir, tout ça mais ...sans en faire
trop. Parce que ouais, en même temps, j'ai un peu peur de tout ça, de
tout ce que ca va changer/bouleverser, de m' éloigner des mes amis,
inéluctablement,de devenir comme tous les autres, guimauve rose-bonbon
quand j' en parlerai autour de moi, d' agir et de me comporter comme si
j' avais enfin compris le sens de la vie depuis que...et saouler les
sans-enfant avec ça.
J' ai peur d' être dans le trop. Je veux l' aimer cet enfant, putain, oui. Mais j' veux pas devenir une desperate housewive
pour autant, une nana qui parlerait plus que de rots, de couches ou de
la crème parfaite à mettre sur les fesses du bébé. Une nana qu' aurait
plus le temps de rien, plus le temps de lire, plus le temps de faire l'
amour.
J' ai peur des clichés.
Je veux rester moi, peut être juste en un peu plus épanouie ( et plus fatiguée sans doute aussi).
Et puis je me dis, bon, on verra bien, je peux nous faire confiance après tout. Je suis sûre qu'on s' en sortira bien.
Mais si, mais si... (autopersuasion)
On va assurer.
09 décembre 2007
Et tout a commencé ce jour-là ...

Voici ma fille, Sasha...
Elle qui a fait de moi une maman ce dimanche 2
Décembre, à 15h34 très précises, après un accouchement pas si
douloureux et pas si long que l'on pourrait s' y attendre, surtout pour
un premier enfant. Un accouchement qui a fait dire à la Sage-Femme qui
m'a soutenue, ce jour là : "Vous êtes faites pour faire des bébés".
Soit. Pourtant, jusqu' il n' y a pas si longtemps, je ne me sentais pas
prête, pas mûre, pas assez "adulte" pour ça.
Mais dimanche dernier, Sasha est née et depuis, même si en surface les
choses restent les mêmes, tout a changé à l' interieur de moi.
J' ai 29 ans.
Je suis devenue maman.







