Sasha et nous

Notre nouvelle vie avec Sasha, petit bout d' fille, mon quotidien, mes humeurs, mes envies ...

18 janvier 2008

Vacances à l' hopital-Part one

Tout a commencé dimanche. La pédiatre quelques jours plus tôt avait donc diagnostiqué un "simple rhume", mais cela faisait deux fois qu'elle nous vomissait son précedent repas (avec des glaires mais on ne le savait pas encore) et tout d' un coup, il nous semblait que sa respiration était sifflante. On a un peu tergiversé; mais pas bien longtemps, trop inquiets, conscients qu'il y avait le virus de la bronchiolite qui circulait, nous disant pour nous rassurer :"Ca doit pas être ça, mais bon, on sait jamais",  parce que Mademoiselle n' était pas amorphe non plus, continuait de nous faire des petits sourires, n' avait pas de fièvre etc...Du coup, hop, petit affollement quand même, Sasha dans l' echarpe de portage, directon les urgences d' un hopital proche de chez nous.
Là bas on nous a rapidement informé qu'ils n' avaient pas le dispositif pour s' occuper des bébés en urgence (un medecin l'a tout de même examiné, nous disant : "Bon rien d' inquiètant, mais c' est peut etre le début d' une bronchiolite, et puis elle est petite, emmenez la quand même voire quelqu 'un d' autre") et on nous a conseillé d' aller à l' Hopital Trousseau (près de Nation). Chose faite, donc, en taxi. Dans le taxi, ma mère qui suivait un peu l'affaire m'appelle pour me dire : "Ne t'inquiètes pas, même si c' est la bronchiolite, c' est courant -Ma soeur l'a eu à l'âge de deux mois apparemment- et puis maintennant ils n' hospitalisent pas forcément, y'a juste des séances de Kiné " Mouuuais...

Nous arrivons aux urgences. Accueil, Carnet de santé de Sasha "Asseyez vous, une infirmière va l'examiner un peu, puis après ce sera un médecin, mais il y a deux heures environ d' attente "(Ah ouais, cool...)
L' infirmière l' examine, a vrai dire je ne sais plus trop ce qu'elle lui a fait/nous a dit, mais rapidement ça a été "Asseyez vous, le medecin va vous prendre rapidement" "Ah, parce qu'on nous a dit qu'il y avait deux heures d' attente  ?" "Oui mais elle est toute petite, donc non, elle va être examinée rapidement"
Et puis donc, le médecin...
Elle examine Sasha, et rapidement, le verdict tombe :"Oui à priori c' est bien la bronchiolite, elle est petite, elle a quelques difficultés à respirer et elle risque de se déshydrater, donc la on va la garder cette nuit, hein, il faut l' hospitaliser".
Alors bon, une part de nous s' y attendait sans doute, et je ne sais pas ce qu'a ressenti Nicolas, mais personnellement dans ma tête/mon coeur ça a été la panique,et l' angoisse totale. (Mais alors c' est grave ? Qu' est ce qu'ils vont lui faire ? Est'ce qu'on va pouvoir rester avc elle ? Qu'est ce qui va se passer ?)
Il faut savoir que je n'ai quasi aucune connaissance de l'hopital, n'avait jamais été aux urgences, jamais hospitalisée, et que je suis une grosse angoissée de nature. Et là ca concernait en plus ma puce, mon coeur, mon bébé de tout juste 6 semaines.

On nous emmène dans une salle ou se trouvent deux autres personnes avec leurs enfants, on place Sasha sur un lit, elles essayent de la piquer et ont du mal à trouver ses veines (grrrr) Sasha pleure, gigote, elle finissent par comprendre qu'elle a peut etre faim, et j'ai la permission de l'allaiter, Nicolas part une ou deux fois fumer une cigarette, des infirmières rentrent et sortent, dans la pièce, on lui met un perfusion pour l' hydrater, le plus dur est de ne rien savoir, pour combien de temps est on là ? ce que Sasha a exactement et quel en est la gravité ? et puis se sentir dépendants du bon vouloir du personnel soignant, on ne peut rien faire à part rassurer Sasha, attendre, et leur faire confiance...

Ensuite il y'a l'étape radio des poumons, Sasha somnolente enroulée dans l'echarpe porte bébé, dans mes bras, faire attention à la perfusion en marchant, dans la salle encore une autre petite épreuve, Sasha seule sur une table, à moitié déshabillée, maintenue voire "coincée" pour ne pas qu'elle bouge pendant la radio, ses bras lestés de trucs en mousse, l' ordi qui controle le tout qui plante et retarde le truc, et puis enfin radio faite.

Là on nous amène dans une chambre (le service etait appelé "Les lits portes"? si j'ai bien compris. Bon, faut m'excuser, y'aura souvent les mots trucs et machins parce que ma connaissance du milieu médical et de son jargon est très limité, même si j'ai pas mal regardé Urgences et autres" Grey's Anatomy" :D)

On nous explique qu'on ne sera là que pour la nuit, et qu'un seul des parents peut rester avec elle, comme j'allaite, ce sera moi évidemment, et là, j'encaisse encore, parce que je me sens toute petite soudain moi aussi, je n'ai pas envie que Nicolas nous laisse, j'ai besoin de son soutien, parce que sa présence me rassure...Je pleure beaucoup, j'appelle ma mère qui tente de me rassurer, Nicolas retourne à l'appartement pour nous ramener diverses choses : Une couverture et un coussin pour dormir, un livre et un magasine, le chargeur de mon portable, à manger et à boire etc...Je reste seule avec ma puce, branchée sous monitoring (Fréquence et ryhtme cardiaques, taux d' oxygène), ce qui m'angoisse et me stresse encore plus parce que je ne sais pas encore que les capteurs sont très (trop ?) sensibles au mouvement et parfois donnent donc de fausses données, ils se mettent très souvent à biper (programmés pour ne pas passer en dessous ou au dessus d' un certain seuil jugé dangereux), je ne sais pas encore ce que ça signifie, et je crois donc que c' est inquiétant pour Sasha. La salle des infirmières étant à côté, elles débarquent à chaque fois, mettent le monito sur pause, replacent mieux les electrodes sur Sasha etc...Je comprends qu'il ne faut pas forcément m'inquieter à chaque bip. Elle mes disent : "N' hesitez pas à la prendre dans vos bras, hein" et j'ai envie de leur dire : "Je demande que ça moi, mais vous croyez que c' est facile avec tous ces PU..... de fils ?", j'ai peur de lui faire mal, d' arracher sa perf sans faire exprès, de déplacer un fil et que l'appareil se remette à sonner ce qui use mes nerfs, bref, c' est l' enfer.

La soirée se passe lentement, on nous dit qu'un pédiatre la verra demain matin, en attendant on ne sait donc rien, je trouve qu'on ne nous dit pas grand chose, et con comme on est, on ose pas forcément demander, l'attente est un peu stressante, mais on mange quand même un peu, j'allaite Sasha quand il le faut (heureusement, elle mange toujours sans problème), et puis vers minuit, on fait comprendre à Nicolas qu'il faut qu'il rentre, moi je me cale dans le fauteuil dont le dossier s' abaisse un peu, je met la couverture sur moi et j'attends de m'endormir.

Dans la chambre il y'a une dame, sympathique d'ailleurs, avec son enfant qui a également la bronchiolite, mais qui lui, a dixsept mois. Pendant les deux premières heures de la nuit, c'est horrible, l'appareil bippe quasiment en permance, une infirmière vient, bouge quelques trucs, repart, et deux minutes après, quelque chose resonne, je dis à lma voisine de chambre qu'il faut qu'ils fassent un truc, que sinon on ne pourra jamais dormir. Une autre infirmière un peu plus débrouillarde remet sans doute mieux les capteurs sur Sasha, et cela se calme heureusement, je peux donc dormir quelques heures entrecoupées par le sein donné à Sasha (dans le noir avec les fils...trop facile)

Le lendemain Nicolas était censé recommencer son taf après ses deux semaines de congé pater, mais il a finalement pu poser sa matinée, et arrive donc assez vite, au programme: visite d' un pédiatre qui nous confirme que c' est bien la bronchiolite, nous rassure un peu, ça guérira "tout seul"  avec le temps, nous explique qu'il y a deux phases : d'abord les bronches inflammées, et ensuite les bronches qui secrètent des glaires, chez Sasha ça en est au début, donc la Kiné qui passe nous dit qu' elle n' est pas très utile pour le moment.
J'appelle encore  ma Mère, j'ai besoin de réconfort, et quand je reviens, Nico a Sasha dans les bras, il faut bouger, on va nous emmener dans notre "nouvelle chambre"...
Moi je vais un peu mieux, je me suis raisonnée, à force que tout le monde (famille, personnel soignant etc...) me dise que ce n'est pas grave, que ça se soignera tout seul en quelques jours, je finis par les croire, et surtout me dire qu'en stressant/pleurant je ne vais faire que stresser Sasha.

Nous sommes Lundi, il est environ midi, et nous nous retrouvons alors dans une chambre au doux nom de "Marie-Galante". Pas très différent de ce qu'on vient de quitter, juste un peu plus de confort : deux grands lits à barreaux pour les enfants, de chaque côté, un fauteuil avec dossier inclinable, une table, une chaise, , et puis y aussi une double armoire et une petite salle de bains/toilette. Sasha est remise sous monito/perf/oxygène.Le matin j'ai pu sortir un peu boire un café à côté, et manger un croissant, là je ressors à nouveau cinq minutes dans le quartier pour m' acheter à manger, avant que Nico n'aille à son travail.

Cette fois notre petit voisin s' appelle Anthony, deux mois et demi, bronchiolite également. La mère est sympa, nous discutons un peu...Des infirmières passent régulièrement le voir lui, ou Sasha, prennent la température (RAS pour Sasha) me disent que puisque je l'allaite, il faudrait la peser avant/après chaque tétée pour voir combien elle prend etc...Quand Sasha dort, je lis ou bien je somnole un peu dans le fauteuil, en attendant que Nicolas rentre de son boulot.
(Prochain article : photos du séjour à l' hopital. Et la suite du récit dès que possible parce que là c' est déjà très long !)

Posté par Rozelia à 19:11 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Le plus dur est passé...
J'espère maintenant que Sasha s'est complètement remise.
Bon courage !

Posté par Marianne/Lionel, 20 janvier 2008 à 17:43

Je regrette tjrs d'avoir déménagé, je t'aurais bien amené des petits sandwichs :)

Posté par Khachoe, 20 janvier 2008 à 18:25

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