28 décembre 2007
Pas de chance ...
Juste quand mon moral allait un peu mieux...Quand mon homme pouvait prendre le relais sur le biberon de 5h avec mon lait tiré, et que ça m' aidait si bien...Quand ma puce cette nuit pour la première fois s' est rendormie sans problème après chaque mise au sein...
Voilà qu'il me tombe dessus ce problème de santé à la con. Sans doute pas grave, non, mais chiant. Voilà que la douleur me réveille ce matin alors que Sasha dormait si bien. Et je n'en saurais même pas plus avant lundi, parce que mon docteur est en vacances.
Je suis fatiguée et j'en ai marre...
Pourquoi maintenant ?
Merde
26 décembre 2007
Le 24 au soir ...
J' attends le Père Noël
PS > Petit mémo : la nuit dernière, ça a donné (toujours en gros la même chose)
Couchée à 22h
Réveillée à 2h du mat' -tétée, pleurs et pas rendormie avant 4h-
Réveillée vers 7h -tétée et rendormie sans problème une demi-heure plus tard-
Chouinements vers 9h -donc maman reveillée se lève- mais au final
Reveil pour cause de faim à 10h seulement !
Moui...Ca serait pas si mal finalement...s' il n' y avait pas toujours ces deux heures où elle refuse de dormir et pleure en plein coeur de la nuit
24 décembre 2007
Trois semaines + un jour

Mademoiselle Sasha a déjà trois semaines.
Mais, rassurez vous, c' est encore un tout p'tit bébé qui fait pas ses nuits, hein
La semaine dernière, j' ai traversé quelques jours difficiles.
La fatigue, la "solitude" en journée, le manque de sorties, la culpabilité de ne savoir décoder et rassurer les pleurs de ma fille ont eu raison de moi...mais fort heureusement le coup de blues est passé. Reste la fatigue.
Alors oui, bon, c' est clair, un p'tit bébé, ça fatigue. Et on a beau l' aimer de touuuuutes ses forces, y'a des moments on en peut plus, et pour peu que la culpabilité se rajoute (vient très facilement chez moi) et ben c' est la foire aux larmes...
Tout a empiré mardi dernier, après un accueil lamentable dans une "PMI" où je suis allée en ayant la prétention de croire que je recevrais de l'écoute et du soutien face aux nuits difficiles de Sasha (se réveille très souvent, ne s'endort que sur mon sein après avoir tété, re pleure si on la pose dans son lit etc)
Résultat : Ah ben non ma brave dame, une PMI ça sert juste à peser les bébés, faut le savoir, hein (D' après la bonne femme peu aimable à l' accueil que je dérangeais visiblement lors de sa conversation téléphonique certainement fort importante )
Et quand on a déjà une balance louée à la pharmacie d' à côté, ça sert a à quoi alors de batailler avec la poussette et la puce pour s' y rendre dans un froid glacial alors qu'on aurait pu faire la sieste ?
Et ben à rien. Oui si : à pleurer d' impuissance en en sortant. Alors heureusement, j' ai : un homme attentif et prêt à m' aider, une amie qui a eu un p'tit bout l'an dernier prête à m'écouter (j'aurais du l' appeller plus tôt, cela dit), un forum sur lequel je vais souvent où je peux aussi trouver du soutien, et surtout surtout un bout d' fille adorable à bien d' autres moments, et tellement belle, et qui fait de plus en plus de sourires désarmants...ce qui fait que le blues est assez vite oublié, encore plus grâce aux quelques siestes prises dans la journée.
Sinon les nouveautés sont : Mademoiselle faisait hier 3 kg 480, sourit donc de plus en plus après les tétées, fait sûrement, comme on s'en doutait des "coliques" dues à l'immaturité du systeme digestif des bébés, ce qui ne l'aide pas à passer de bonnes nuits(et nous nons plus) a un chouette transat depuis samedi dernier, qui vibre et fait d'la zizique, a reçu de la visite (collègues du papa en semaine et cousins/cousines samdi soir) avec pleins de nouvelles peluches, dont une qui s' éclaire et fait de la musique, un manège (enfin !) qui tourne et projette des images au plafond, des p'tits habits etc...et encore plein d' autres choses à venir.
Maman elle, a reçu un stérilisateur de biberon en forme d' oeuf super pratique pour aller de pair avec le tire lait et les bibs...Et cette petite chose très glamour (le tire lait, donc) m' a permis, comme son nom l'indique fort judicieusement, de tirer mon lait, et d'en placer un biberon au frigo pour que le Papa puisse me soulager d' une des nombreuses tétées de la nuit. Ce qui,à titre d'exemple (comme ça je verrais aussi plus facilement d' ici quelques jours/semaines si y'a du mieux) a donné, pour cette nuit :
Sasha couchée dans son lit aprés pesée, bain, mise en gigoteuse et remplissage de bidon vers : 21H
Premier réveil à : 01H (ouahou ça fait 4h à la suite, sauf que ça fait pas 4h de sommeil pour moi parce que faut quand même bien manger entre autres...donc me suis pour ma part endormie à 23H)
Après sa tétée (grosso modo une demi-heure plus tard, bon c'est pas super précis non plus parce que c' est la nuit, donc la tête dans l'guidon etc...) je l' ai donc recouchée mais mademoiselle n'a pas voulu se rendormir. Assez courant...
Sasha a : des gazs, gigote ses p'tites jambes, fait le bruit du dauphin -si si, j'vous jure!- fait comme si elle allait dormir...-maman recouchée dans son lit chaud y croit, retient sa respiration, suspense - mais en fait non, se met à pleurer/crier.
Maman tente alors diverses feintes, la reprend, la berce, lui parle calmement -voire fait du chantage : "Si maman dort pas, elle va pas pouvoir te donner du bon lait ...", la change, essaye la "susu" que Mademoiselle Sasha dédaigne évidemment, refait marcher le petit manège, et en désespoir de cause lui redonne un peu de lait à l'autre sein, puis la recouche et voilà que Sasha s'endort, enfin !!
Et là, quelle heure est-il ????
03H messieurs z' et dames !
Ensuite elle s'est reveillée vers 5H à peu près, et à ce moment là, comme s' était prévu, j'ai pu réveiller/secouer mon homme (oui parce qu'il faut le savoir, un homme ne se réveille pas quand son bébé pleure, c' est comme le repassage, seules les femmes ont les gènes qu'il faut pour) pour lui dire : c' est ton tour...
Il m'a donc gentiment laissé me rendormir (oh joie !) et m'a raconté plus tard que : elle a bu pas mal d' un bib d'eau fait plus tôt dans lequel on avait mis un truc à base de plantes (dont du fenouil)censé atténuer les coliques du bébé, puis tout le bib avec le bon lait de sa maman, pour finir par s' endormir repue.
Elle m'a ensuité reveillée vers 7h (en même temps que le réveil du Papa), et là je l'ai de nouveau allaitée et , je l'avoue (j'aime pas ça ça me fait peur, mais ...) on s' est rendormies toutes les deux, son ptit corps chaud sur moi, pour nous reveiller vers 9H.
Au final, une nuit moins pénibles que d' autres, notemment grace à l'aide du papa et du biberon préparé d' avance...sauf que mademoiselle se réveille visiblement toutes les deux heures (a part en début de nuit), ce qui est quand même beaucoup, mais bon elle est encore petite, et surtout la théorie : "un bébé ca tete toutes les trois heures" elle est bien sympa mais approximative. D 'après ce que j'ai entendu/lu depuis, un bébé allaité c' est plus genre : Euh ... à la demande (et en plus y'a une histoire de pic de croissance autour des trois semaines du bébé ou ils têtent plus souvent parait-il.)
Huhu sympa l'allaitement, non ?
Meuh non c' est pas fatiguant...
(Pour clore cet article immensément long, une autre photo, hop !)
(J' allais presque oublier ...Parait que demain, c' est Noël ?
Bonnes fêtes à ceux qui passent par là)
18 décembre 2007
Des regards, nos bras...
17 décembre 2007
Au fil des jours
Trois heures et des poussières ...
Deux jours...
Quatre jours ...
Six jours...
Huit jours...
Treize jours...
Les nuits ...

Les nuits sont difficiles, ce qui somme toute est plutôt normal. Sasha n' a aucun problème pour s' endormir en journée, pendant deux, trois heures parfois après la tétée, mais la nuit...c' est une autre affaire. A t elle des problèmes de digestion, des coliques ? Ou simplement peur du noir, de la nuit, du manque de bruit, de notre "non présence" ?[Pourtant par manque de place nous dormons dans la même chambre]
La première nuit chez nous, elle était tellement minuscule dans ce grand lit "évolutif", que nous l'avons mise dans son "lit pop up" (Très pratique et dans lequel elle fait la sieste en journée dans le salon pour l'aider à différencier le jour de la nuit) et puis ce lit pop up dans son grand lit...mais ça n' a pas suffi à la sécuriser.
Il y a eu trois nuits très dures, en particulier, remplies de moments ou rien ne semble pouvoir apaiser ses cris, où elle est pourtant changée, nourrie, bercée et où son refus de dormir est malgré tout très clair.
Là, alors, les larmes vous montent aux yeux, de fatigue, de dépit, vous vous sentez une "mauvaise mère", puisque non capable d' analyser les raisons de ses pleurs, et de la rassurer.
Mais heureusement, le lendemain, tout est oublié devant ses sourires et l'odeur de sa peau. [Et parfois aussi, on peut faire une sieste pendant cette même journée]
Il y a des nuits moins dures, heureusement, où nous pouvons tous les trois dormir un peu, parce que Mademoiselle s' endort sur mes seins accueillants après avoir bu mon lait, et où, alors que le fait qu' elle s' endorme avec nous dans le lit m'angoisse (peur qu'elle tombe ? et bien d' autres peurs...) c' est malgré tout ce qui se produit, puisque, de fatigue, je m'endors moi aussi. Une demi-heure, une heure plus tard, alors, je me réveille, je la voit toujours sur moi, la tête reposant sur mon sein comme s'il s' agissait d' un coussin (ou d' un air bag ?) mes mains l'entourant toujours, comme si je n' avais somme toute dormi que d' un oeil, sans bouger, comme si rien ne pouvait me faire lâcher son petit corps. Mais si nous pouvons dormir, ces nuits là, j' ai conscience que ce n' est toutefois pas la bonne solution. [Et puis souvent, remplie de culpabilité, je la repose alors doucement dans son lit, et mademoiselle se réveille, et se met à pleurer]
Mais elle n'a que quinze jours, après tout, et cela ne fait que dix jours que nous sommes tous les trois chez nous, alors on tatonne, hein, évidemment. Ce n' est pas facile, non, mais tout ça est d' une richesse incroyable. Et plus que tout, je l' aime, et j' aime l' allaiter, la nourrir, la bercer, la sentir, l' embrasser...
Tellement que j' ai parfois des montées puissantes d' amour et d' émotion qui me foutent les larmes aux yeux.
Au final, on pleure beaucoup, quand on est jeune parents. De fatigue, d' amour et d' emotion...
(En photo, Mademoiselle Sasha dans "Je viens de finir de téter et j' ai l' air d' avoir fumé la moquette" )
15 décembre 2007
Les premières fois...(A la maternité)

Nous sommes restés à la maternité cinq jours exactement. Les "suites" de l'accouchement n' ont pas été trop pénibles, quelques petites douleurs somme toute normales sur lesquelles je ne m' étendrais pas, mais tout le monde (sages femmes, famille) s' est accordé à dire que j' avais l' air en forme, bref pas l' air de "quelqu'un qui vient d' accoucher". J' ai croisé d' autres femmes dans les couloirs (dont une que j'avais déjà vu pendant les cours de préparation à l' accouchement) qui parlaient de "quinze heures de travail", de "col qui ne s' ouvre pas", et autre "césarienne de dernière minute", et j'ai mesuré ma chance que tout se soit si bien passé pour moi (avec un léger sentiment de culpabilité- récurrent chez moi de toute façon-)
J' ai eu aussi la chance de me voir proposer une chambre seule, ce qui m'arrangeait fortement, petite certes, mais au moins pas de risque de se déranger les uns les autres avec pleurs de bébés et autres visites de famille...
Avec Nicolas, nous avions décidé qu' il resterait certainement dormir avec nous, ce qu'il a fait, la maternité acceptant la présence des pères (mais ne fournissant pas pour autant de lit supplémentaire ou de matelas).
Mon homme a donc courageusemenr dormi chaque nuit par terre, sur une couverture, avec le traversin ramené de chez nous derrière la tête et sur lui une autre couverture que j'avais en trop sur le lit.
Ce que je me rapellerais de ce séjour ? Les premières heures de ma Sasha, ses premiers cris la nuit, que rien ne vient apaiser, la chaleur à crever qu'il faisait dans cette chambre,le lit qui se relevait/s' abaissait à l'aide d'une télécommande, les repas digne de la cantine scolaire (viande-semelle, soupe sans goût et flamby vanille en dessert), les cheeseburgers gentiment ramené par mon homme quelques soirs, les premieres mises aux seins (Des souvenirs forts, gravés dans ma mémoire, elle et moi, rien que nous deux, dans cette petite chambre inconnue, nous apprivoisant, elle à mon sein, ce contact étrange, le plaisir mêlé à la douleur, le plaisir du contact, la joie de nourrir mon enfant, mélangé aux douleurs diffuses au ventre -équivalentes à de fortes douleurs de règles, due à l' utérus qui reprend sa forme initiale, et accentué par l'allaitement- moi la regardant elle si petite, les larmes aux yeux, me répetant encore : c' est moi qui l' ai fait, c' est fou...)
Il y avait les visites de ma mère tous les après midis (montée exprès de Nîmes pour voir sa petite fille), les parents de mon homme aussi (montés exprès du Pays Basque) emerveillés, leur premier petit enfant, enfin !, des cousins/cousines, pleins de photos prises, des "Elle est belle, elle est pas du tout marquée, elle a les traits fins ...", les visites des femmes de ménages/Sages femmes/puéricultrices, le premier appel téléphonique des sages femmes "La maman de Sasha ? Vous pouvez descendre avec elle pour le bain?" Ah, que ça a été étrange d'entendre cette phrase pour la première fois. "La maman de Sasha".
Les premiers gestes appris pour lui donner le bain, son p'tit corps nu gigotant sur la balance, dans l' eau tiède, mon homme super doué, efficace, et comme j' étais contente/fière de lui, comme il est un si bon père, comme il est fou de sa fille !
La gentillesse du personnel, mon ventre tout d' un coup vide, plus rien qui ne bouge à l' intérieur, presque plat à nouveau (enfin plat...Il ne l' a jamais vraiment été, plat, et après l'accouchement il était plutôt comme le ventre d' une femme enceinte de trois mois. )
Tous les petits bodys achetés que j' avais imaginé lui mettre et ceux achetés par la famille, enfin sur elle.
Les entretiens collectifs avec le kiné, puis une psychologue pour parler de nos ressentis...
La première nuit si difficile ou ses cris n'ont pas cessé, et où, en larmes, me sentant coupable/mauvaise mère de ne savoir la calmer, et de l'allaiter en pleurant, j' ai appellé à l'aide une des sages femmes de garde...
Toutes ses premières fois, les émotions intenses, mélangées, les découvertes, et puis enfin le 7 Décembre, au matin du sixième jour, partir de la maternité avec notre puce dans le siège auto, le siège auto et et nous dans un taxi, direction chez nous pour notre nouvelle vie, en plaisanter juste avant, nous dire mon homme et moi : "Cette fois, on va vraiment réaliser : c' est pas un bébé qu' on nous a prêté, non, c' est LA NOTRE , et on va rentrer avec elle..."
Tous les trois.
14 décembre 2007
Le jour où elle est venue au monde...

Dimanche, 11h environ : je me lève. La veille, j' ai eu des "douleurs de
régles" par moment, mais pas très douloureuses, et pas très souvent.
Sauf que à peine levée, ça reprend. Et pour la première fois, je
sens que c' est bien des "contractions" : il ya un "pic" plus douloureux par instant, puis ça redescend, et ça revient quelques minutes
plus tard ... Je reste zen, je prends une douche chaude, avec mon
homme nous décidons d' aller faire des courses chez un célèbre marchant de surgelés à côté de chez
nous. Je m'habille, je préviens quand même Nicolas : "Tiens je crois que j'ai
enfin des "vraies" contractions"(Mais la douleur n' est pas encore
vraiment là)
Je prend, comme on me l'avait conseillé, deux spasfons, en
me disant : si dans une heure, la douleur n' est pas passé, on va à la
maternité (un peu peur d' y aller pour rien, qu'on me dise : faux travail rentrez chez vous...Je n' apprécierais pas)
Nous partons faire les courses, les contractions reviennent un peu plus
souvent, je marche un peu en canard et très doucement quand c' est le cas,
mais nous rentrons quand même avec nos sacs de courses, pas de problème. Je commence à avoir
besoin de m'allonger sur le canapé quand les contractions arrivent, ça
commence à me couper le souffle, une heure est passé et les spasfons n'
ont pas fait effet, au contraire, contractions plus régulières (je
compte, elles sont déjà là toutes les 4 minutes !) et plus
douloureuses, je demande à mon homme d' appeller son ami qui a une
voiture et nous a proposé s'il pouvait de nous emmener à la maternité (Je
dis à mon homme :de toute façon même si c' est un faux travail, ma DPA-date présumée d' accouchement- est
dans une semaine, et je veux savoir où ça en est!)
Je
reprends une douche chaude, puis nous vérifions les bagages, rajoutons des choses de dernière minute, et on
attend son ami impatiemment (je commence à douiller un peu)
Je prends conscience que c' est sans doute le grand jour, ça y est je vais
accoucher aujourd' hui, sentiment étrange, et puis son ami arrive enfin : direction la maternité. Il s' est
passé moins de deux heures depuis mon réveil mais les contractions sont
déjà là toutes les deux minutes facile et ça commence à être bien douloureux, surtout quand la route n' est pas top... Je mets mon I pod sur les
oreilles pour mieux supporter et oublier, un peu de "Debout sur le zinc" ou de "Wriggles" dans les oreilles et quand les contractions
arrivent, je me crispe, attrape mon homme par la manche, expire bruyamment, gigote, bref c'
est folklo.
Quand nous arrivons : personne à l' accueil (on est dimanche)
Nous montons
direct là où les accouchements se passent, je suis pliée en deux par la
douleur des contractions, une sage femme nous voit et me prend en charge, nous
emmène dans la salle de travail, m' examine, verdict : "Vous êtes déjà
ouverte à cinq-six doigts ! Normalement c' est ce qui prend le plus de
temps, vous avez déjà bien bossé !" Je suis soulagée : je n'ai pas mal pour rien.
Les contractions sont super douloureuses, elles reviennent toutes les deux
minutes voire toutes les minutes. La sage femme m'encourage à les
"accompagner" , à ne pas paniquer (effectivement si on panique, c' est
pire) à bien inspirer/expirer. Je suis sur le dos, j'ai mal, parfois je
gère à peu près, parfois je me laisse surprendre par la contraction,
impression de ne plus pouvoir respirer; le souffle coupé, je lui dis : "Ca
fait mal...Je vais pas y arriver".Ca la fait rigoler (gentiment) "Mais
si ma belle, tu va y arriver, si tu savais combien de fois j' ai
entendu ça !" A un moment, mon homme pose la main sur moi pour me
rassurer, je le repousse, les yeux fermés : Je veux pas qu' on me
touche ! J' espérais être assez forte pour ne pas demander la
péridurale, la sage femme me demande si je la veux ou pas, au début j' hésite
encore un peu, et puis après deux ou trois autres contractions super
rapprochées, je la réclame : après tout si on peut éviter de souffrir...
Là : Attente. La Sage-femme a appelé l' anesthesiste, me dit que c'est un pro, qu'il est très gentil, me donne son nom : c' est celui qui m' a examiné au huitième mois pour savoir si j' aurais bien droit à la péridurale. La sage-femme (qui s' appelle Aline) me place assise sur
le côté du lit, me "prépare" à la péridurale, le dos rond, et quand les
contractions arrivent, je gémis : "Quand est ce qu'il arrive ?"
"Bientôt,
calme toi, je lui ai dit que tu souffrais, respire... "Je demande : "Au
bout de combien de temps ça fera effet ?" Elle me répond : "Environ
quinze minutes" et là je re gémis : "Mais ça fait au moins sept ou huit
contractions encore, ça !" Il arrive enfin. Il doit être environ quatorze heures.
Je gère mieux les
contractions dans cette position, en partie parce qu'il ne
FAUT PAS que je bouge s'il veut bien poser la péridurale. Pas le choix,
donc. Je me calme un peu, comme certaines, avant j'avais peur de l'idée de l' énorme piqure dans la colonne vértebrale, mais je ne vois rien, ne sens rien, et tout ce que je veux à ce moment là c' est arrêter de souffrir. Je demande à un moment à l' anesthesiste : "Ca y est, c' est fait ?"Il me répond que oui, je le remercie dans un souffle, et la péridurale fait assez rapidement effet.
Une fois la péridurale posée, la Sage-Femme me réexamine, verdict : "Et
bien tu es complètement dilatée, tu va avoir un accouchement rapide toi
! Tu es faite pour avoir des bébés ma belle..." (Il dot être 14h30) Elle me dit aussi que du coup on a presque fait la péridurale
pour rien, mais je suis quand même bien contente à ce moment là de ne
plus avoir mal...
La poche des eaux n' est toujours pas rompue et apparemment ma
puce est encore assez haute. Elle me laisse donc un moment pour
attendre qu' elle descende, seule avec mon homme, avec la péridurale je
plane un peu, je sens toujours venir les contractions mais c' est super
léger, une toute petite douleur et une envie de "pousser". Au bout d' une demi-heure enfin Aline revient avec une autre
sage femme qui s'occupe des bébés une fois "sortis", la puce est un peu
descendue, elle décide de me percer la poche des eaux et là, petit bémol : le liquide amniotique est "coloré", ce qui indique une
souffrance foetale. Elle me dit que tout se passe tellement vite que
ma puce a du avoir peur et paniquer : elle a fait son premier caca
(méconium) dans le liquide amniotique. L' autre SF me dit : "Quand
elle sera sortie, on pourra pas te la poser directement sur toi, il
faudra qu'on aille la nettoyer d' abord, mais on te la ramènera vite,
okay ?" J' hoche la tête, je comprends pas tout, puis surtout je n' ai pas le choix. Et là tout s' accelère : il faut commencer à pousser
quand je sens les contractions. C' est plus difficile de les sentir
avec la péridurale mais elle a du être bien dosée, je les sens quand même un peu bref, je pousse, je fais de mon mieux, les sage femmes m'encouragent, au début je ne souffre pas trop, au bout
d' un moment par contre, je sens que je suis un peu "déchirée" tout en
bas, ça commence à me brûler, je le dis, la sage femme me répond que c'est normal, qu' elle veut m' eviter une episiotomie (ils sont plutôt
pro naturels dans cette mater), que ça serait dommage, que je vais y
arriver. A un moment elle dit : "Je vois ses cheveux, continue comme ça, c' est super"
Ca me brûle, me déchire, mais je pousse, je pousse, impatiente
qu'elle sorte enfin et puis vient le moment
ou j'entends : "Ca y est, elle arrive, je vais la chercher un peu... "tout va super vite, elle tire un peu, et me montre un petit corps
gigotant au dessus de moi, je la trouve si petite, et j' ai à peine le
temps de la voir (grosse frustration) qu' elles s'activent sur elle pour l' empêcher de crier pour ne pas qu'elle avale de saletés (son
méconium sur elle) et là c' est tellement flippant de ne pas l'entendre crier
alors que l' on entend partout dire que c' est LE premier signe de bonne santé...Mon homme coupe le cordon, elle
partent avec la nettoyer, je l' entends crier, la sage femme me dit que
oui c' est bien elle, et moi je répète : "Mais elle va bien ? je veux
la voir..."
Je suis si impatiente de vérifier que tout va bien...Elle
reviennent enfin avec, notre puce est en pleine forme je respire, je peux enfin l' avoir
nue contre ma peau, ce premier contact est hallucinant , elle posent un drap sur nous deux, et nous laissent avec elle,
mon homme et moi, on est soufflés, on ne réalise pas, j'ai les larmes aux
yeux evidemment, je ne peut pas croire que j' ai "fait ça", qu' elle
soit sortie de moi, on donne son nom, et pendant que je "sort" le
placenta, mon homme repart avec elle pour la pesée, les mesures ...
En conclusion, notre puce est née à 15h34 soit 4h après le début des
toutes premières contractions (la Sage femme m'a dit que ça arrivait
aussi rapidement à une femme sur 100 environ et que pour le prochain,
j' aurais interêt à "habiter tout près de la maternité") poids :
3k020, taille 49 cm. Elle a quelques cheveux chatains, le s yeux orange à cause du collyre qu'ils mettent à tous les bébés qui viennent de naître, mon homme prend les premières photos, j' ai l'mpression d' être dans un autre monde et de ne toujours pas réaliser, comme si c' était quelqu'un d' autre que j'avais vu accoucher, et avoir cette magnifique petite fille. Mais non c' est bien moi, c' est bien nous, c' est bien notre Sasha, née alors que dehors la pluie et le vent se mêlaient, arrivée si rapidement, si belle, si petite.
Notre Sasha et nous...
10 décembre 2007
Avant qu' elle n' arrive...5

Article écrit (sur mon ancien blog) le 17/11/07.
J' étais enceinte de 8 mois et quelque...
Ca va vite, de plus en plus vite....A contrario de cette échance du
troisième mois qui semblait ne jamais arriver, maintenant tout s'
accelère, tant que ça en devient effrayant. Je crois que je ne réalise
pas. Bien sûr j' ai hâte de voir son visage, de sentir son odeur, son
corps chaud contre ma poitrine, j' ai hate de faire sa connaissance. Et
en même temps j' ai peur, l' impression d' avoir oublié des choses
essentielles pour l'accueillir comme il faut, que tout n' est pas prêt
chez nous, peur de ne pas assurer, peur que l' on ne soit pas à la
hauteur. Et puis je met ma main sur mon ventre de plus en plus gros, de
plus en plus tendu, je le vois se déformer sous ses mouvements, je la
sens bouger, vivre à l' interieur, et je me dis que si, ça ira, on
assurera du mieux qu' on pourra, et puis on l' aime déjà, tellement...
Cet après midi mon dernier rendez-vous avec une sage femme n' a fait que renforcer tout ces sentiments confus.
Pour
elle, mon corps est prêt, ELLE est prête, et n' attendra sans doute pas
les trois semaines qu' il nous reste normalement avant de l'
accueillir. Pour elle "Oh, je la vois bien arriver la semaine
prochaine, moi".
Okay...
Surprise. Angoisse. Excitation. Dans
quelques jours, peut être. Ce basculement complet. Cette expérience
incroyable. Qui m' arrivera à MOI. C' est fou quand on y pense. Je
crois n' avoir jamais autant ressenti de mélange de sentiments confus.
J' avais des larmes prêtes à couler, des larmes de joie et d'angoisse,
des larmes de suprise.
Et puis ensuite je me suis dit que de toute
façon on ne sait pas. Que je peut accoucher demain, la semaine
prochaine, dans dix jours, dans trois semaines... Qu' elle viendra bien
quand elle veut. Que le principal est prêt pour elle, de tout façon.
Alors, pas de stress, on verra bien ce que les prochains jours me
réservent...
Avant qu' elle n' arrive...4
Article écrit (sur mon ancien blog) le 17/10/07.
J' étais enceinte de 7 mois et quelque...
Mademoiselle S.... est toujours une mademoiselle (non parce qu'on sait jamais, y' aurait pu y avoir une erreur).
Mademoiselle
S.... était sacrément bien portante à la deuxième écho, genre de ce qui
vous laisse présager un groooos bébé, surtout qu'il paraît que les
bébés sont de plus en plus gros à la naissance, genre 4 kg ou plus, et
puis finalement, mademoiselle s' est calmé, et son poids est juste bien
dans les normes (Pas loin de 2 kg tout de même).
Selon la gynéco,
Mademoiselle S... n' est pas très "longue" sous entendu pas très grande
( pas vraiment étonnant vu la taille de ses parents), et donc logique
qu'elle ne soit pas très lourde, sinon, toujours selon la gynéco "Ca
serait une boule" huhuhu.
Mademoiselle S.... est bien disciplinée :
elle s' est positionnée tête en bas, prête pour l' accouchement dans
les meilleures conditions (et ainsi sa maman pourra éviter la
césarienne). Elle a aussi son dos à gauche, et ses pieds en haut à
droite de mon ventre, non loin des côtes.
Mademoiselle S....a tous
les organes qu'il faut, là ou il faut, et pareil pour les membres. Mais
à ce stade là de la grossesse, on ne voit pas grand chose, c' est un
vrai puzzle, et on attend de longues secondes que la gynéco trouve
enfin ce qu'elle cherche. Genre Mademoiselle S.... a sa main droite
devant son visage, okay, mais sa main gauche, où qu' elle est ? (Et là,
on tremble un petit peu interieurement pendant quelques secondes, en se
disant : Ben merde, y'a pas de raison, à la deuxième écho elle avait
bien deux bras et deux mains !!) jusqu'à ce que la gynéco vous dise :
Ah ben voilà, la deuxième, elle est sous ses fesses...
Mademoiselle
S.... hoquette souvent, très souvent, apparemment c' est pour exercer
ses p'tits poumons, et elle bouge beaucoup, très beaucoup, à mon grand
plaisir (oui, même quand c' est des coups de pieds dans les côtes,
parfaitement !)
Mademoiselle S... a un prénom tout trouvé, donc, et en troisième prénom elle s' appellera Zelia.
Zelia, c' est mon troisième prénom, choisi par ma grand-mère dont c' était
également le troisième prénom, choisi par...sa mère ou sa grand-mère
vraisemblablement, et sans doute que ça remonte à loin. C' est donc une
histoire de transmission, un joli prénom qui réprésente l' amour que
j'ai pour ma grand-mère qui n'est plus là, qui me rapelle que j'ai des
origines catalanes, et le plus fort, c' est qu' une Zelia, y'en a une
aussi du côté de Nico parce que lui aussi a des origines catalanes. Je
trouve que donc, ça s' imposait, quoi.
Mademoiselle S.... a sa
chambre qu'est pas loin d' être prête, enfin d' ici deux semaines
disons, et si elle se décidait à venir en avance genre dans
trois/quatre semaines, et ben elle serait même plus prématurée.
Mademoiselle
S.... est elle aussi impatiente de voir quelle tête ont ses parents que
ses parents sont impatients de voir quelle tête mademoiselle a ?













